L’histoire de Gennevilliers

LA SOCIETE D’HISTOIRE : La Société d’histoire de Gennevilliers recherche et rédige des ouvrages, participe à des expositions concernant l’histoire de la ville et de ses environs. Promotion auprès du public de l’histoire de Gennevilliers et de ses habitants. (coordonnées en fin d’article)

Petite histoire de Gennevilliers

L’origine du nom : il viendrait du nom d’un personnage d’origine franque appelé Gane et de villare, qui signifie domaine rural. Une autre hypothèse viendrait du mérovingien gane, gene ou genne qui veut dire enclave, la situation topographique de Gennevilliers, enclavée dans une boucle de la Seine, pourrait accréditer cette version.

En 1302, la paroisse de Gennevilliers qui dépend de l’abbaye de Saint Denis s’émancipe de la paroisse d’Asnières à laquelle elle était liée.

Au 15ème siècle la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons va tragiquement marquer la presqu’île de Gennevilliers ravagée par les soldats de deux camps et les hordes de brigands profitant du désordre provoqué par ce conflit. C’est sans doute pour se défendre de ces hordes qu’est reconstruite la grange dîmière en 1420 sur 2 hectares. Cette grange récoltait les impôts en nature des villages d’Asnières, Colombes et Courbevoie. Aux conflits s’ajoutent les crues importantes de la Seine et les maladies comme la peste qui vide les villages de sa population. Les périodes de disette se produisent régulièrement.

Au 18ème siècle, le maréchal duc de Richelieu. Armand de Vignerot du Plessis, est le petit neveu du cardinal. Il est un des grands personnages à la fois brillant et douteux les plus en vue de la Régence. Officier de la capitainerie royale des chasses dont le territoire de Gennevilliers fait partie, en 1749 il achète un vaste domaine à Gennevilliers. Il y fait construire une importante demeure qui après maints travaux devient un château. De hauts personnages viennent lui rendre visite, le roi Louis XV avec la reine Marie Lézinska, Etienne François de Choiseul, ministre des affaires étrangères qui en 1768 achètera la Corse aux Génois et Louis Philippe d’Orléans, futur Philippe Egalité.

Dans ce château va se dérouler un événement historique. Le 26 septembre 1783, après maintes péripéties, a lieu la première représentation publique du « Mariage de Figaro » dont l’esprit et l’ironie mises au service des idées nouvelles annoncent la Révolution à tous ceux qui sont épris de justice et de liberté. « Figaro a tué la noblesse » déclarera Danton. Le comte d’Artois, frère de Louis XVI et futur Charles X assiste à cette représentation.

Après la Révolution plusieurs propriétaires se succèdent et laissent le bâtiment à l’abandon. Transformé en école, il est réquisitionné au début de la guerre de 1914-18 pour en faire une infirmerie. De ce château il ne reste aujourd’hui qu’un bâtiment des communs situé à l’angle de l’avenue Jean Jaurès et de la rue Carnot.

Un autre noble personnage militaire de son état, établira une résidence dont il ne reste que les communs baptisés « Ferme de l’Horloge »: le maréchal Coustard de Saint Lô. Ce noble embrassa les idées philosophiques des Lumières participa à la Révolution et fut disgracié par Louis XVI et Napoléon à cause de ses idées philosophiques.

Pendant la période révolutionnaire et celle du premier empire, cinq maires se succèdent. Le premier est Jean Honoré Briffault, propriétaire cultivateur dont un descendant habite toujours à Gennevilliers. Parmi les autres, deux noms ressortent, à la fin décembre 1794, dont Clément Jean Baptiste Manet, avocat à la cour et propriétaire à Gennevilliers, et qui est nommé maire. Il est l’arrière grand père du peintre Edouard Manet. Quelques années plus tard en septembre 1806, son fils Clément, un magistrat, devient premier édile municipal. Il le restera jusqu’à sa mort en 1814.

Au 19ème siècle le quotidien des Gennevillois ressemble à celui des siècles précédents. Agriculture et élevage sont les principales activités des propriétaires. Mais le travail dur et harassant est toujours fait par le journalier, le petit paysan. La guerre de 1870 vient perturber cette quiétude relative.

En février 1871, les réfugiés reviennent à Gennevilliers et trouvent un village dévasté.

Un évènement agricole va transformer les terrains cultivables de Gennevilliers : l’épandage. C’est Alfred Durand-Claye, ingénieur chargé du service des eaux et d’assainissement de la ville de Paris qui dirige les travaux d’épandage de Gennevilliers. Commencés le 12 octobre 1868 ils sont terminés le 1er juin 1869. Interrompu pendant la guerre de 1870, l’épandage reprend en 1872. Ainsi vont se développer dans ce quartier des Grésillons et dans une grande partie du territoire de Gennevilliers des exploitations maraîchères. Un des légumes cultivés grâce à ce procédé, va avoir une certaine célébrité : le poireau de Gennevilliers. Toujours cultivé de nos jours, mais dans d’autres régions, sa récolte atteint une moyenne de 25 tonnes par an et fait de notre pays le premier producteur européen.

On ne peut pas parler du 19ème siècle à Gennevilliers sans parler des peintres impressionnistes.

Edouard Manet, arrière petit-fils du premier maire de Gennevilliers en 1794, chef de file de l’impressionnisme, séjourne souvent à Gennevilliers pour peindre en extérieur avec ses amis les bords de Seine. Eugène, frère d’Edouard épouse en 1874 Marie Pauline Berthe Morisot. En 1871 elle vient à Gennevilliers où elle peint un tableau « Champ de blé à Gennevilliers ». Un autre peintre impressionniste va donner un certain renom à Gennevilliers : Gustave Caillebotte. Architecte en construction navale, il installe son atelier sur les bords de la Seine, au Petit Gennevilliers. Mécène pour les impressionnistes dont il achète un grand nombre de tableaux, Conseiller de Gennevilliers, il partage son emploi du temps entre la peinture, le yachting et l’administration généreuse et paternelle du Petit Gennevilliers, où de nombreuses installations sont installées à ses frais. En 1894, frappé d’une congestion cérébrale, il meurt chez lui à Gennevilliers.

A la fin du 19ème siècle il restaure l’église Marie-Madeleine construite au 17ème siècle et plusieurs fois restaurée, le parc du château, ses douves et ses arbres centenaires. Au sud de la ville, l’épandage donne naissance à un village, les Grésillons. Le hameau de Villeneuve est en plein essor.

A Gennevilliers il y a plus de 4OO cultivateurs, la plupart appartenant aux vieilles familles gennevilloises. Ils cultivent tour à tour sur la même terre, la betterave, le blé, l’avoine ou la luzerne et possèdent quelques arpents de prairie pour les bêtes à l’étable et un petit coin de vigne. D’autres cultivent du seigle et également du blé, de l’avoine et du lin. Il y a aussi une soixantaine de maraîchers. Ce sont des jardiniers qui cultivent en grand des légumes. A Gennevilliers, ils se servent de l’épandage, tandis que d’autres arrosent leurs légumes avec l’eau tirée du puits ou de la cuve installée sur le toit. Ils vendent leurs productions sur le carreau des Halles, poireaux dont le fameux poireau de Gennevilliers, oignons, choux, asperges, pommes de terre, artichauts, haricots verts, petits pois, oseille, persil et divers autres primeurs.

Le premier janvier 1900, circule le tramway appelé « Serpollet *» du nom de l’inventeur de la chaudière à vapeur instantanée. L’ère industrielle va petit à petit supplanter tous ces métiers. Les terrains non bâtis et très étendus sur Gennevilliers font que le coût à l’ha est l’un des plus bas de la région parisienne. Cela va faciliter une rapide implantation d’entreprises. Pour leur développement il va falloir désenclaver la presqu’île. La construction des ponts de Saint-Denis et l’arrivée du train vont y contribuer. Sur la ligne Gare du Nord-Ermont, Gennevilliers est dotée de deux stations, une aux Grésillons et l’autre une autre sur la route d’Epinay. Cette dernière, une importante gare de marchandises et la ligne de chemin de fer vont permettre l’implantation de grandes entreprises industrielles. L’USINE A GAZ dont la construction commence en 1904 pour se terminer en 1906 est l’une des plus puissantes d’Europe. L’entreprise GNOME, installée au Petit Gennevilliers dès 1895 est dirigée par l’ingénieur Louis SEGUIN et son frère. En 1897 Louis SEGUIN fabrique un moteur d’avion appelé « Gnome » et qui en 1905 donnera son nom à la société créée par cet ingénieur. L’usine CHENARD et WALKER. Ernest CHENARD est un ingénieur considéré comme l’un des pionniers de l’automobile. Avec son ami WALKER qui apporte les capitaux, ils fondent en 1895 sur Asnières un établissement qui devient trop étroit. En 1908 ils s’installent à Gennevilliers. En 1913, la société « Le Carbone » achète des terrains provenant d’anciennes parcelles du parc du château du maréchal duc de Richelieu. Les ateliers ouvrent en juin 1914. Les 200 ouvriers fabriquent du carbone.

Pour les industriels, le souci de disposer d’une main d’œuvre attachée à l’entreprise conduit à la mise en location d’immeubles et de groupes d’habitations à usage collectif. Dans cet esprit en 1925 un grand immeuble est construit rue de l’Arbre Sec, un autre boulevard d’Epinay. Mais le plus grand chantier est celui de l’ensemble d’habitations de la « Cité Jardins » qui débute en 1923 et se terminera en 1937.


Au début des années trente, Gennevilliers regarde vers l’avenir, tout en restant fidèle à ses traditions et son passé. Mais ce sont aussi les années qui suivent la grande crise économique de 1929. La population gennevilloise sérieusement touchée par le chômage va devoir prendre son destin en main. Les élections de 1934 vont profondément changer le paysage politique et social de Gennevilliers.

  • Durant la seconde Guerre mondiale, Jean Grandel premier maire PCF élu en 1934 avec une municipalité de gauche, est fusillé par les nazis en octobre 1941, à Châteaubriant. Plus de soixante-dix Gennevillois paieront de leur vie leur patriotisme et leur attachement à la liberté.
  • Après la guerre, Waldeck L’Huillier, maire issu de l’équipe de Jean Grandel et de la Résistance, dote Gennevilliers d’un schéma général d’aménagement (un des premiers à l’époque). La Municipalité d’alors fait édifier de nombreux logements modernes qui structurent plusieurs grands quartiers et donnent un nouveau visage à la ville.


Autre source d’informations : « Le siège de Paris en 1870 à Gennevilliers » Pierre Appy, cahier de la Société d’histoire de Gennevilliers.
« Histoire d’une ville » recueil des articles de Georges Quiqueré édité par la ville de Gennevilliers et parus dans Gen’Mag revue municipale.

Texte résumé par H.C. Bonnet président de la Société d’Histoire de Gennevilliers.

*Léon Serpollet (4 octobre 1858 à Culoz – 1er février 1907 à Paris) est un industriel français, pionnier de l’automobile, constructeur de la première automobile industrielle à vapeur . C’est sur les terres d’une certaine Madame Marzak, qui en fit don à la Ville de Paris, que Léon Serpollet réalisa ses expériences qui aboutirent à la création de la chaudière à vaporisation instantanée (1881), et du tricycle à vapeur (1887). Il se lança par la suite avec succès dans l’aventure automobile, ses voitures étant les premières à atteindre les 120km/h !

Société d’Histoire de Gennevilliers

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