Père Gégène qui suis-je ?

Les petites histoires de notre ville pendant plus d'un siècle

On m’appelle « Le Père Gégène » je suis un vieux gennevillois de cœur. Je suis né en 1928 dans cette ville encore rurale avec ses fermes, ses champs, ses vignes et son petit village autour de l’église et sa mairie. J’ai passé ma scolarité à l’école Pasteur, celle des garçons. A l’époque il y avait toujours celle des filles et celle des garçons, la mixité de l’enseignement primaire est devenue légale seulement en 1957. Enfant je passais beaucoup de temps avec mon grand-père. Renversé par une charrette il ne disposait plus de toutes ses capacités physiques. Son dos douloureux l’obligeait bien trop souvent à rester dans notre ferme. Il faut dire que mes parents maraichers avaient peu de temps à me consacrer. Au siècle dernier dans les années trente il y a une grande dépression sociale. La marmite, au propre comme au figuré, était dure à remplir malgré leurs 14 heures de travail hebdomadaire. La ville de Gennevilliers était encore, à l’époque, dirigée par la bourgeoisie en place. Gennevilliers regarde donc vers l’avenir, tout en restant fidèle à ses traditions et son passé. Mais ce sont aussi les années qui suivent la grande crise économique de 1929. La population gennevilloise sérieusement touchée par le chômage va devoir prendre son destin en main. Les élections de 1934 vont profondément changer le paysage politique et social de Gennevilliers. Les avancées sociales de Jean Grandel n’étaient pas encore en place.

Mon oncle, Jean, était blanchisseur, comme plus de 200 habitants car Gennevilliers a de la place et ne manque pas d’eau. Bien souvent le linge est lavé au baquet, chaque lavandière son battoir à la main. Le soir, lors de nos veillées au coin du poêle à bois, nous n’avions pas la télé à cette époque et ce n’était pas plus mal, grand-père Georges Roche nous racontait ses histoires de jeunesse. Mes sœurs et moi l’écoutions avec toute l’attention que nous portions aux personnes âgées. Par tradition notre famille est chrétienne comme la plupart des paysans de France. Tradition ne veut pas toujours dire pratiquant car bien peu de mes aïeux vont à la messe, surtout les hommes qui sont, suivant l’imagerie populaire, plus souvent aux bistros qu’à confesse. Mais la tradition c’est la tradition. Devenue rapidement l’occasion d’une fête familiale profane importante (repas, cadeaux), la communion marquait le passage de l’enfance à l’adolescence. Au cours des processions dans les rues des villes et des villages, comme dans l’église, garçons et filles étaient séparés. Après 3 ans de catéchisme j’ai fais ma communion solennelle. A 12 ans en ce mois de mai 1940, que l’histoire retiendra mais pour d’autres raisons, ma mère m’a habillé avec un costume tout neuf et glissé à mon bras gauche un brassard de satin blanc brodé. Après la procession dans la rue du même nom, nous voici en rangs, filles d’un côté, garçons de l’autre, entrant dans l’allée centrale de l’église Sainte Marie-Madeleine pour une fois bondée de paroissiens et d’invités.

Plus tard, dans les années 50, j’ai habité rue Jeanne d’Arc, tout à côté du boulevard Camélinat, Zéphirin de son prénom, qui partait de l’avenue Gabriel Péri pour rejoindre l’avenue Laurent Cély presque à l’emplacement de la nouvelle caserne des pompiers. Au début du siècle ce secteur s’appelait Rond-Point Croix des vignes. En 1950 pas d’autoroutes A15 ou A86, dans un périmètre de 150 mètres de diamètre il existait une dizaine de commerçants entre la rue des collines, la rue Jules Larose et l’avenue Laurent Cély. Avec mon copain de travail, Serge, nous allions souvent au bistrot pour prendre notre café à l’heure du casse-croûte. Le tenancier, Jules, avait pris la curieuse habitude de mettre à notre disposition des croissants cuits et d’autres pas cuits, chacun pouvait choisir comme chez le boulanger voisin. A côté chez le bougnat, un auvergnat, on vendait du charbon en même temps que les ballons de rouge se vidaient, pendant que l’on pouvait faire des concours de billard chez la Mère Renaud. L’épicier de la rue des Collines vendait des œufs cassés et des œufs pas cassés, Les cassés, on devrait d’ailleurs dire fêlés, étaient bien entendu moins chers mais c’était déjà du bio, il venaient tous des fermes voisines encore existantes. Rue Jules Larose le boucher avait toujours une tête de veau en vitrine, bref le quartier était un microcosme de prétextes à blagues et à canulars ce dont on ne se privaient d’ailleurs pas. Nous côtoyions souvent dans le quartier un humoriste gennevillois observateur patient de ces petits instants de vie du quartier, référencé « bourreau d’enfants », Fernand Raynaud, qui mettait en pratique ses plaisanteries bon enfant qui nous ont tant fait rire. Devenu vedette nationale Fernand venait souvent dans le quartier et pour cause, il fréquentait assidument la famille Caron de la rue Jules Larose et plus particulièrement la fille ainée Renée qui deviendra chanteuse.

La vie va s’écouler ainsi jusqu’à aujourd’hui avec ses heurs et ses malheurs, ses anecdotes, heureuses et malheureuses, et je vais ainsi essayer de vous rendre-compte de toutes ces petites histoires qui auront émaillé un siècle de la vie de notre ville.

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Pierre Kerbastard Président de l'OTSI de Gennevilliers