Quartier Croix des Vignes

Comique de quartier "Les œufs cassés, les œufs pas cassés"

Vous me connaissez maintenant je suis le père Gégéne. J’habitais alors, dans les années 50, rue Jeanne d’Arc. Tout à côté le boulevard Camélinat, Zéphirin de son prénom **, qui partait de l’avenue Gabriel Péri pour rejoindre l’avenue Laurent Cély presque à l’emplacement de la nouvelle caserne des pompiers. Au début du siècle ce secteur s’appelait Rond-Point Croix des vignes. En 1950 pas d’autoroutes A15 ou A86, dans un périmètre de 150 mètres de diamètre il existait une dizaine de commerçants entre la rue des collines, la rue Jules Larose et l’avenue Laurent Cély.

Avec mon copain de travail, Serge, nous allions souvent au bistrot pour prendre notre café à l’heure du casse-croûte. Le tenancier, Jules, avait pris la curieuse habitude de mettre à notre disposition des croissants cuits et d’autres pas cuits, chacun pouvait choisir comme chez le boulanger voisin. A côté chez le bougnat, un auvergnat, on vendait du charbon en même temps que les ballons de rouge se vidaient, pendant que l’on pouvait faire des concours de billard chez la Mère Renaud. L’épicier de la rue des Collines vendait des œufs cassés et des œufs pas cassés, Les cassés, on devrait d’ailleurs dire fêlés, étaient bien entendu moins chers mais c’était déjà du bio, il venaient tous des fermes voisines encore existantes. Rue Jules Larose le boucher avait toujours une tête de veau en vitrine, bref le quartier était un microcosme de prétextes à blagues et à canulars ce dont on ne se privaient d’ailleurs pas.

Nous côtoyions souvent dans le quartier un humoriste gennevillois observateur patient de ces petits instants de vie du quartier, référencé « bourreau d’enfants », Fernand Raynaud, qui mettait en pratique ses plaisanteries bon enfant qui nous ont tant fait rire. Devenu vedette nationale Fernand venait souvent dans le quartier et pour cause, il fréquentait assidument la famille Caron de la rue Jules Larose et plus particulièrement la fille ainée Renée qui deviendra chanteuse.

Tous les habitants du quartier l’ont vu un jour mettre en pratique ses blagues devant notre auditoire populaire, notre réaction à ses histoires tant sur la plateforme des TN4 de la RATP  du 139 que dans le « Café de la Poste », poste aujourd’hui disparue, qui a vu naître le 22 à Asnières. C’est en reprenant une anecdote arrivée à Jean Nohain pendant son service militaire qu’il fit un de ses sketches les plus célèbres : Après avoir tiré un obus, quel est le  temps nécessaire au refroidissement du fût du canon… Un certain temps !

Dans un de ces films « La bande à papa » apparaissent quelques séquences tournées à l’ancienne mairie Place Jean Grandel.

Son comique peut incarner l’entrée de la France dans une certaine modernité : La prévention routière et le développement de l’automobile, Le douanier raciste et les travailleurs immigrés, le patron qui exige qu’on dise Je m’amuse, le paysan Crésus et le passage de la paysannerie à l’agriculture intensive.

Autre témoignage, celui d’Henri-claude BONNET président de la société d’histoire de Gennevilliers :

J’ai joué au foot avec Fernand Raynaud ! En effet son beau-frère Pierre Caron habitait au 32 impasse des Chevrins, aujourd’hui rue George Sand. Il était un des « Castors » donc un de nos voisins puisque nous habitions au 28. Bien que sa notoriété commençât à poindre grâce à l’émission « 36 chandelles » il lui arrivait de venir manger chez son beau-frère. A l’époque notre rue était, comme écrit plus haut, une impasse qui permettait aux enfants de jouer au foot en toute tranquilité. Un jour, Fernand Raynaud venu déjeuner au 32 et dans l’après-midi il est sorti quelques minutes pour faire sérieusement avec nous, les mômes « castors », quelques passes footballistiques. C’était au début des années 60, je m’en souviens très bien. Je sais qu’ensuite il est revenu  plusieurs fois chez son beau-frère, mais c’était incognito.

Voilà de petites anecdotes vécues sur une figure gennevilloise connue. Nous vous en narrerons bien d’autres dans quelque temps.

Danny GEOFFROY
Sur une anecdote vécue.
Et un témoignage d’Henri-Claude BONNET
 ** Camélinat Zéphirin : http://www.humanite.fr/tribunes/zephyrin-camelinat-1840-1932-un-long-chemin-%E2%80%A8de-la-commune-au-communisme-45-478953

  ***Fernand Raynaud est un artiste comique de scène, français né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand et mort le 28 septembre 1973 dans un accident de la route au Cheix-sur-Morge, près de Riom.

Fernand Raynaud est né à Clermont-Ferrand au sein de la cité ouvrière de l’Oradou, bâtie par Michelin, où son père était contremaître après avoir été employé de la SNCF. Sa sœur Yolande, de treize ans son aînée, deviendra un personnage phare de ses sketches. À l’âge de 15 ans, il quitte l’école après avoir obtenu son certificat d’études.

Depuis son arrivée à Paris, il fréquente tous les soirs aux Folies Bergère les spectacles comiques de l’époque. Enchaînant quelques années de vaches maigres, il débute dans les brasseries et dans les cabarets une carrière d’amuseur va le mener classiquement des numéros intercalés aux premières parties de spectacle enfin jusqu’au récital personnel, en vedette et dans les salles les plus prestigieuses de son époque.

Sa rencontre avec Jean Nohain au début des années 1950 va décider de sa carrière. Il participe à l’émission télévisée 36 chandelles, où il rencontre Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, Darry Cowl, Jacques Courtois et Omer et Raymond Devos. En décembre 1957, il épouse la chanteuse Renée Caron.

Il habite Gennevilliers pendant plusieurs années, et certains de ses sketches porteront la trace des personnages qu’il croisait, tel que Le 22 à Asnières, qui se trouve de l’autre côté du boulevard.

Il reste dans la mémoire collective de plusieurs générations successives de Français, avec ses sketches comme Le 22 à Asnières, Restons Français, Le plombier) et ses chansons amusantes qui ont marqué son époque : Et v’lan passe moi l’éponge, Avec l’ami bidasse, Lena, Telle qu’elle est. Certaines de ses expressions sont restées célèbres : « Bourreau d’enfant », « Heu-reux ! », « Y a comme un défaut », « C’est étudié pour », « Ç’a eu payé », « Tiens ! Voilà l’hallebardier ! », « C’est l’plombier ! », « Allo Tonton ? Pourquoi tu tousses ? », « Ingénieur à Grenoble ».

Il est l’auteur de cette citation : »Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, je suis bien content de penser  ce que je pense. »

Définition WIKIPEDIA

 

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